Les salariés français restent les champions européens du travail collaboratif

D’après l’étude Happiness Index 2018 de Wrike, 74% des salariés français plébiscitent le travail collaboratif, contre 64% pour les salariés allemands et britanniques. Ils s’estiment aussi les mieux organisés, 89% d’entre eux commençant leur journée de travail en connaissant leurs priorités. Ce sont les champions européens du travail collaboratif !

Lorsqu’on les interroge sur leurs comportements collaboratifs au bureau, et sur leur goût pour le travail en équipe, même à distance, et sur leur impact sur leur productivité, les salariés français sont particulièrement positifs, globalement plus que leurs homologues en Allemagne et au Royaume Uni. Ils s’estiment aussi mieux organisés, la quasi-totalité d’entre eux connaissant leurs priorités de la journée en arrivant à leur bureau. C’est ce qui ressort des dernières conclusions d’une enquête réalisée à l’initiative de Wrike, un expert en gestion du travail collaboratif, afin de déterminer les différentes composantes du degré de satisfaction des employés au travail. L’étude a été réalisée en novembre 2018 auprès d’un échantillon représentatif de 1000 employés respectivement en France, en Allemagne, au Royaume Uni et aux Etats Unis, dans des entreprises de plus de 200 employés.

Les salariés français sont quasi unanimes à saluer leur productivité personnelle au travail. 96% d’entre eux s’estiment en effet très productifs ou assez productifs. Une opinion largement partagée par les autres pays interrogés, la palme revenant aux américains, avec un taux de 98%. En France paradoxalement, c’est la génération Z (18-24 ans) qui s’estime la moins productive, avec un taux de 92%, et c’est celle des Millenials qui la suit immédiatement (25_34 ans) qui s’estime la plus productive (96%).

Les français toujours plus adeptes du travail en équipe

Confirmant une étude réalisée par Wrike l’année précédente, les salariés français plébiscitent le travail en mode collaboratif. Lorsqu’on leur demande leur opinion sur le travail collaboratif, 52% d’entre eux déclarent qu’il rend leurs tâches plus agréables et/ou qu’il accroit leur productivité, à comparer à 41% pour les salariés allemands et britanniques, et 46% pour les américains. Sans surprise, la génération Z (18-24 ans) est la plus positive sur le travail collaboratif, avec un taux de 60%, suivie étonnamment par la génération des baby boomers (55-65 ans), avec un taux de 56%.

Plus concrètement, lorsqu’on les interroge sur ce qui décrit le mieux pour eux le travail collaboratif avec leurs collègues, sur leur lieu de travail ou à distance, 74% des salariés français déclarent l’adorer ou l’accepter sans réserve, contre 64% pour les allemands et les britanniques. Is sont toutefois surpassés par les américains, avec un taux de 78%. En France là aussi, la génération Z et celle des Millenials sont les plus enthousiastes, avec des taux de 85% et de 77% respectivement.

Des priorités mieux gérées qu’ailleurs

A ceux qui pensent que les employés français sont plutôt désorganisés lorsqu’ils arrivent au bureau le matin, l’étude Wrike apporte un démenti formel. 89% d’entre eux estiment toujours ou souvent commencer leur journée de travail en connaissant leurs priorités, contre 85% des salariés allemands et 82% des salariés britanniques, mais il est vrai 90% des américains, champions de l’organisation. Dans ce domaine, l’âge et surtout l’expérience semblent être les éléments les plus déterminants, car en France ce sont les baby boomers (55-65 ans) qui s’estiment les mieux organisés, avec un taux de 93%, la génération Z fermant la marche avec un taux de 85%.

Haro sur les meetings et autres téléconférences

Les français se passeraient bien des meetings au bureau. Lorsqu’on leur demande quel élément ils pourraient éliminer en premier durant leur journée de travail, ils placent en tête les meetings et autres téléconférences (29%) suivis de très loin par les tableaux Excel (16%) et les emails (15%). A noter que 18% des britanniques et 20% des américains élimineraient en premier … leur manager, contre seulement 10% des français.

En France par classe d’âge, la génération Z se singularise, et place les tableaux Excel en premier (26%), les meetings et téléconférences étant relégués en queue de peloton (11%).